Conférence de Doha (26 novembre - 7 décembre 2012) [en]

Cette année, 190 pays sont présents à la 18e conférence annuelle sur le climat, qui se tient à Doha (Qatar) du 26 novembre au 7 décembre. L’objectif est de parvenir à limiter à 2 % l’élévation globale de la température d’ici à 2050 par une réduction des émissions des gaz à effet de serre.

La France est représentée par Laurent Fabius, Delphine Batho, Pascal Canfin.

JPEG Candidate pour recevoir la prochaine conférence sur le climat fin 2015, la France a un rôle très important à jouer à Doha (Qatar).

Une conférence qui, cette année, se positionne dans la poursuite du protocole de Kyoto qui avait permis la mise en place de mesures juridiques contraignantes pour atteindre les objectifs fixés [1]

La prolongation du protocole pour une deuxième période d’engagement (2013-2020) fera partie des points en discussion. Tout comme l’élargissement des pays signataires à l’ensemble des pays de la planète pour un accord en 2015 applicable à partir de 2020.


Déplacement de Laurent Fabius à Doha (5 - 7 décembre 2012)

Le ministre des Affaires étrangères se rend le 5 décembre à Doha pour assister au volet ministériel de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques en compagnie de Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie et de Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement.

Ces conférences constituent le cadre principal de la négociation multilatérale sur le climat. Elles témoignent de la prise de conscience collective des efforts à entreprendre pour limiter la hausse des températures à 2°C d’ici la fin du siècle, comme la communauté internationale s’y est engagée à Copenhague en 2009.

Face à l’urgence d’agir contre les changements climatiques, les États doivent consolider à Doha les résultats obtenus à la conférence de Durban en 2011, notamment avancer vers un futur régime juridique international de lutte contre le changement climatique incluant dès 2015 tous les grands émetteurs et entrant en vigueur en 2020 au plus tard.

Consciente des nombreux défis posés par le changement climatique, la France est résolument engagée dans une transition écologique et énergétique sur le plan national. Elle entend apporter une contribution active aux efforts de la communauté internationale. Nous sommes pleinement mobilisés, aux côtés de nos partenaires, notamment qatariens, pour assurer le succès de la conférence de Doha et ouvrir la voie à un accord le plus ambitieux possible en 2015.


Pour 2012, la France estime essentielle la mise en oeuvre des décisions des conférences de Cancún et Durban. Il s’agit notamment de faire vivre les instruments prévus par ces décisions (système de suivi et de revue des actions, fonds vert, mécanisme sur les technologies, coopération sur l’adaptation, lutte contre la déforestation…) afin de favoriser des actions concrètes renforcées dans les pays développés et en développement.

JPEG La conférence de Doha doit en outre permettre l’adoption formelle de la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto. La mobilisation de sources innovantes de financement, pour répondre à l’objectif de 100 MdUS$/an d’ici 2020, constitue également un défi particulier à mener en liaison avec les travaux du G20 sur le financement climat, qui ont progressé
sous présidence française en 2011. Enfin, la France porte l’objectif de relever à court terme le niveau d’ambition global qui est aujourd’hui insuffisant pour placer la communauté internationale sur une trajectoire compatible avec l’objectif de limitation du réchauffement à 2 °C.


Pour en savoir plus :

- La France et l’accès à l’énergie durable (Novembre 2012)

- La France et la promotion des financements innovants en faveur du climat

- La France, un pays mobilisé pour répondre au défi climatique international (PDF, 779 ko)

- La conservation et la gestion durable des forêts (PDF, 865.7 ko)

- Financement et "fast start" (PDF, 1.2 Mo)

- Conférence de Doha - Programme (PDF, 810.6 ko)

- Site de la conférence internationale sur le climat de Doha

[1(1).

Réduction de 25 à 45 % des gaz à effet de serre à l’horizon 2050 pour respecter la limite maximale d’augmentation moyenne de la température de la planète de 2° C. ↩

Dernière modification : 05/12/2012

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