Enseignement supérieur en France aujourd’hui [en]

Un principe directeur : l’Excellence

La France est un acteur majeur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Elle dispose de 83 universités, 224 écoles d’ingénieurs, 220 écoles de commerce, gestion et comptabilité et de centaines d’écoles et instituts spécialisés.

La France est le 3ème pays d’accueil au monde des étudiants internationaux (265 000 étudiants internationaux inscrits dans les établissements français d’enseignement supérieur en 2009) après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Ancrée dans une tradition multiséculaire (la Sorbonne a été fondée en 1253 !), le système d’enseignement supérieur français n’en est pas moins résolument tourné vers l’avenir.
Le système français connaît en effet de profonds bouleversements au travers des réformes européennes et de mutations nationales qui s’accompagnent d’investissements massifs.


Interview de Jean-Charles Pomerol, président de l’Université Paris VI, soulignant l’intérêt de la coopération franco-canadienne en matière de recherche et d’enseignement supérieur.


Une refondation de l’enseignement supérieur et de la recherche en France et en Europe

La France est un des acteurs de la reconfiguration du système européen d’enseignement supérieur connu sous le nom de « processus de Bologne ».
Lancé en 1999, le processus de Bologne implique désormais 47 pays et vise à la construction d’un Espace Européen de l’Enseignement Supérieur.

Les principales réformes engagées dans le cadre du processus de Bologne :

  • mise en place d’une structure commune de diplôme dite « LMD » (licence, master, doctorat)
  • système commun de crédits cumulables et transférables à travers toute l’Europe (European Credits Transfer System)
  • Introduction du « supplément au diplôme » qui décrit les savoirs et savoirs-faire acquis par l’étudiant au cours de sa formation
  • développement d’un dispositif d’assurance-qualité
  • développement de la mobilité internationale des étudiants et des enseignants-chercheurs.

Pour plus d’informations sur le processus de Bologne, vous pouvez télécharger le document pdf explicatif ci-dessous :

PDF - 98.3 ko
Fiche "Processus de Bologne"



Dans ce cadre européen, un vaste mouvement de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche a été lancé en France depuis 2007 :

  • Réforme des universités, avec la loi de 2007 qui consacre leur autonomie pour construire leur propre politique, et acquérir une plus grande visibilité internationale.
  • Réforme de la recherche, qui place les universités au cœur du dispositif et permet la mise en œuvre d’une stratégie nationale de recherche, autour de grandes priorités (santé et vieillissement, urgence environnementale et technologies vertes, information, communication et nanotechnologies).
  • Réforme du financement de la recherche, qui ajoute aux financements annuels des universités et organismes de recherche des financements sur projet.
  • Rapprochements entre universités, grandes écoles et organismes de recherche sous la forme de PRES (Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur) qui dessinent un nouveau paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche, plus lisible pour nos partenaires étrangers.

Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur

Qu’est-ce qu’un PRES ?

Un PRES est une structure pluridisciplinaire de recherche et de formation qui regroupe sur un même territoire (ville ou région) plusieurs établissements indépendants. Un PRES peut réunir des établissements d’enseignement supérieur (universités, grandes écoles), des organismes de recherche, ainsi que des associations et entreprises privées en tant que « partenaires associés ».
A ce jour, 17 PRES ont été mis en place en France. Ils regroupent 51 universités et 51 établissements (écoles d’ingénieurs, écoles de commerce, Centres hospitaliers, grands établissements de recherche…).

De par leur dimension interdisciplinaire et transversale, les PRES ont vocation à jouer un rôle d’ensemblier dans la constitution des dossiers de candidatures pour bénéficier de des financements offerts dans le cadre du plan d’investissements d’avenir lancé par le gouvernement.

Quels sont les objectifs et les avantages des PRES ?


  • Lisibilité

Avec la mise en place des PRES se dessine la nouvelle carte de l’enseignement supérieur et de la recherche en France. Chaque ville ou région dispose d’une structure unique qui, à l’instar des grandes universités canadiennes, fédère l’ensemble des activités d’enseignement et de recherche. La mise en place de partenariats internationaux au plus haut niveau s’en trouve facilitée.

  • Mutualisation

Les membres d’un PRES peuvent, en fonction de leurs intérêts et de leur stratégie, mettre en commun une partie de leurs moyens financiers et humains. Dans de nombreux cas, les relations internationales et la formation doctorale sont désormais de la compétence du PRES pour l’ensemble de ses membres. La délivrance du diplôme de Docteur est alors de la compétence du PRES.

  • Décloisonnement

Le regroupement de plusieurs établissements au sein d’une même structure favorise la définition d’une politique scientifique cohérente et l’émergence de projets de recherche interdisciplinaires.

Vers la fusion ?

La rationalisation de la carte universitaire française peut aboutir à la fusion de plusieurs établissements. Ainsi les trois universités de Strasbourg ont fusionné pour ne devenir qu’une seule grande université, plus visible sur le plan international. La fusion est également envisagée à Montpellier et à Bordeaux.
Dans d’autres cas, les établissements membres du PRES souhaitent conserver leur indépendance et agir selon une logique confédérale, comme à l’université Paris-Est.

Interview de Jacques Samarut, président de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, expliquant les intérêts de ces nouvelles restructurations du système d’enseignement supérieur et de recherche français sous la forme de PRES.



Des investissements massifs

Avec les « campus du 21ème siècle », la France se dote d’infrastructures universitaires de niveau mondial

Lancée en 2007 et dotée d’un budget de 5 milliards d’€, l’Opération Campus vise à doter le territoire français de campus universitaires de classe mondiale.
Ces campus regrouperont universités, grandes écoles, organismes publics et privés de recherche.
Les projets retenus misent sur la qualité architecturale et environnementale, afin d’améliorer significativement les conditions de travail et de vie au niveau des plus grandes universités mondiales.
A la suite d’un appel à projets et de l’évaluation d’un jury international, 12 « Campus du 21ème siècle » ont été retenus.

46 universités, 40 « grandes écoles » et centres de recherche, 760.000 étudiants et 24.000 chercheurs sont concernés.

Exemples :

  • Le Plateau de Saclay, au sud de Paris, représentera la plus grande concentration au monde de mathématiciens et physiciens, qui bénéficieront de très grandes infrastructures de recherche (synchrotron Soleil, NeuroSpin, CEA) et d’enseignement supérieur (école Polytechnique-Paristech, Ecole Centrale, Université Paris 11) de premier plan ;
  • Le statut de pôle industriel et scientifique de la région de Toulouse sera renforcé avec pour points forts : l’aéronautique (Airbus, Institut supérieur de l’aéronautique et de l’Espace), les sciences de l’univers (Observatoire de plus de 1000 personnes), les sciences du climat (Météo France) mais aussi la santé (Pôle Cancer).

L’opération Campus (5 milliards d’€) s’inscrit dans le cadre plus large d’un plan d’investissement sans précédent dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Au total, le grand plan d’investissements d’avenir lancé par le Président de la République consacre 22 milliards d’€ à l’enseignement supérieur et à la recherche.

Pour plus d’informations :


Vous trouverez ci-dessous la brochure "Enseignement Supérieur en France" réalisée par le SST :

PDF - 4.5 Mo
Brochure "Enseignement Supérieur en France"

Mis en ligne le 31 octobre 2011

Dernière modification : 21/02/2013

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