G8 - Partenariat de Deauville [en]

Le Ministre d’Etat, Alain Juppé, est à Washington mercredi 11 et jeudi 12 pour une réunion des Ministres des Affaires étrangères du G8.

G8 - Partenariat de Deauville (11 et 12 avril 2012)


Alain Juppé a souligné l’engagement de la France en faveur des transitions démocratiques dans le monde arabe, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G8 qui se tient depuis le 11 avril à Washington.

Ce Partenariat de long terme repose sur la mobilisation de financements et mécanismes internationaux autour de trois volets :

- gouvernance : coordonné par l’OCDE ;

- finances : coordonné par la Banque africaine de développement ;

- commerce : qui vise à favoriser la conclusion d’accords commerciaux qui favoriseront l’intégration de ces pays à l’économie mondiale et régionale.

A l’actif du Partenariat de Deauville figure également la décision d’étendre le mandat de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) à la rive sud de la Méditerranée. La Tunisie et la Jordanie rejoignent ainsi le Maroc et l’Egypte en tant que membre de la BERD, ouvrant ainsi des perspectives de soutien financier au secteur privé de ces pays, et en particulier aux PME.

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Les ministres des Affaires étrangères du G8 à Washington les 11 et 12 avril 2012 (Photo : Mandel Ngan /AFP)

Les annonces financières totales faites dans le cadre du Partenariat de Deauville s’élèvent à 70 milliards de dollars (en prêts ou en aides budgétaires) : 38 milliards de dollars de la part des institutions financières internationales et 32 milliards de dollars d’aides bilatérales. La France a annoncé qu’elle apporterait 2,7 milliards d’euros de financements sur la période 2011-2013 pour les pays partenaires, dont 1.1 milliard a été décaissé au 31 janvier 2012, soit 40 % du total prévu pour la période.

Ce soutien politique s’accompagne d’un soutien économique fort, à travers le Partenariat de Deauville. Lancé par la présidence française du G8 en 2011, il réunit les huit pays du G8, l’Union européenne, cinq puissances régionales - Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Koweit, Qatar, Turquie - et les cinq pays partenaires : la Tunisie, l’Egypte, le Maroc,la Jordanie et, depuis le 20 septembre 2011, la Libye. Plusieurs organisations internationales y prennent part également : Nations unies, OCDE, Ligue arabe, Union pour la Méditerranée, OIF, PNUD ainsi que que les grandes institutions financières internationales.

Au cours de cette réunion des ministres ds Affaires étrangères, le ministre d’Etat a salué le dynamisme et l’engament avec lequel la présidence américaine du G8 a poursuivi l’effort engagé.


Pour le ministre d’Etat les principaux sujets étaient les suivants :

La crise en Syrie sera évoquée, alors que le régime refuse de tenir les engagements qu’il avait lui-même pris, qu’il fixe de nouvelles exigences inacceptables, qu’il continue à massacrer sa propre population, et qu’il viole la souveraineté de ses voisins.

La situation au Mali, alors qu’une transition politique se met en place à Bamako, fera l’objet d’un échange de vues.

Sur l’Iran, la réunion du G8 permettra de faire le point, quelques jours avant les discussions à Istanbul entre les E3+3 et ce pays pour que Téhéran répondent aux préoccupations de la communauté internationale sur son programme nucléaire.

Le ministre d’Etat fera un point d’étape sur la mise en œuvre du Partenariat de Deauville, destiné à soutenir les pays arabes en transition. Il présentera aussi les vues de la France sur le Processus de paix au Proche-Orient, en réaction au rapport que présentera le Quartet aux ministres du G8.

La Corée du Nord sera également l’objet de discussions, alors que l’intention de Pyongyang de lancer une fusée dans les prochains jours, en violation des résolutions du Conseil de sécurité, provoque de sérieuses tensions.

Concernant l’Afghanistan, le transfert progressif de la sécurité aux forces afghanes et les conditions de la coopération régionale et de la poursuite de l’aide internationale seront discutés.

Enfin, les ministres travailleront également sur certains enjeux globaux, tels que le terrorisme, la piraterie maritime, la gouvernance et la croissance mondiale.

Dernière modification : 13/06/2012

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