Les structures à vocation internationale [en]

La plupart des organismes de recherche français ont mis en place une politique à l’international via des accords de coopérations scientifiques qui incluent essentiellement la mobilité de chercheurs et le partage de connaissance.
Certains organismes de recherche tels que le CNRS ou l’Inserm ont été plus loin et ont créé des structures (physiques ou virtuelles) permettant un meilleur échange entre les chercheurs français et étrangers.
Ci-après quelques exemples provenant du CNRS (Pour plus d’informations, consulter le site Internet de la Direction des relations internationales du CNRS.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter les bureaux rattachés à l’Amérique du Nord :

Les Unités mixtes internationales (UMI)

Une Unité mixte internationale est un laboratoire situé en France ou à l’étranger et composé d’équipes de chercheurs français et étrangers qui y travaillent à plein temps. Ses caractéristiques sont :

  • Structure Opérationnelle de Recherche (SOR) dépourvue de la personnalité juridique
  • Associe des organismes de recherche de divers pays
  • Dispose de personnel permanent
  • Moyens matériels et financiers affectés par les parties
  • Conduit des recherches conjointes dans un domaine de recherche prédéterminé
  • Localisation dans un site unique
  • Durée : 4 ans, renouvelable par avenant.

Comment créer une UMI ? Dans le cas d’une coopération scientifique déjà fortement structurée, et si les chercheurs français et étrangers impliqués souhaitent créer un laboratoire commun, une demande de création d’une Unité mixte internationale peut être soumise. L’UMI regroupe des chercheurs, des étudiants, des post-doctorants et éventuellement des techniciens, tous affectés par le CNRS et l’institution partenaire. Localisée sur un site unique en France ou à l’étranger, elle est créée pour une durée de 4 ans, éventuellement reconductible par deux fois. La demande de création d’une UMI peut être faite à tout moment par le futur directeur de la structure, simultanément auprès du CNRS et de l’institution étrangère.

Il y a actuellement 4 UMI au Canada :

  • le Pacific Institute for the Mathematical Sciences (PIMS) à Victoria
  • Le Centre de Recherches Mathématiques (CRM) à Montréal
  • Le Laboratoire de Nanotechnologie Nanosystèmes (LN2) à Sherbrooke
  • L’unité Takuvik en Sciences de l’Arctique à l’université Laval

Les Laboratoires internationaux associés (LIA)

Un LIA est un « laboratoire sans murs », sans personnalité juridique. Il associe des équipes d’un laboratoire affilié au CNRS et d’un laboratoire d’un autre pays. Ces laboratoires mettent en commun, pendant une durée de 4 ans éventuellement renouvelable une fois, des ressources humaines et matérielles pour réaliser, avec une « valeur ajoutée », un programme défini conjointement.
Les laboratoires composant le LIA conservent leur autonomie, leur statut, leur responsable et leur localisation séparée. Le LIA ne s’accompagne pas d’une expatriation des chercheurs impliqués dans le LIA. Le laboratoire associé reçoit des moyens spécifiques (équipement, fonctionnement, missions, postes de chercheurs associés, etc.) du CNRS et de l’institution partenaire. Le LIA est coordonné par deux coresponsables scientifiques, qui établissent le programme de recherche qui est présenté au comité de pilotage composé de représentants des institutions partenaires et de personnalités scientifiques extérieures au LIA.

Quand effectuer votre demande ? Une proposition de création de LIA peut être faite à tout moment auprès du Chargé de Mission International (CMI) de l’Institut du CNRS concerné.

Qui prend la décision de création d’un LIA ? La création d’un LIA relève de la décision du CNRS et de son partenaire étranger. Lors de son acceptation, une convention est établie entre le directeur général du CNRS et la tutelle du laboratoire partenaire.

Il y a actuellement 4 LIA au Canada :

  • Le Laboratoire International sur les Technologies et Applications des plasmas (LITAP) à l’INRS à Montréal
  • Le laboratoire forêts MONTAgnardes et BORéales - chronoécologie et aménagement écosystémique durable (MONTABOR) à l’UQAM, Montréal
  • Le laboratoire International Franco-Québécois de Recherche en Combinatoire (LIRCO) à l’UQAM, Montréal
  • Le Centre International de Recherche sur les ESClavages : Acteurs, Systèmes, Représentations (CIRESC) à l’université York à Toronto


Groupement de recherche international - GDRI

Un GDRI est un réseau de recherche sans personnalité juridique, créé pour une durée de quatre ans, éventuellement renouvelable une fois. Le GDRI regroupe plusieurs laboratoires de deux - ou davantage - pays pour la coordination scientifique d’une thématique déterminée. Le financement du GDRI porte essentiellement sur la mobilité, l’échange d’informations, l’organisation de séminaires et d’ateliers.
Le GDRI est coordonné par un Comité scientifique présidé par un coordonnateur et composé de représentants des laboratoires impliqués. Il rend compte régulièrement de son activité à un Comité de pilotage. Ce Comité comporte un représentant des tutelles des laboratoires constituant le GDRI. Lors de son acceptation, une convention est établie entre le Directeur général du CNRS et les tutelles des laboratoires partenaires.

Quand effectuer votre demande ? La demande de création d’un GDRI peut être faite à tout moment et sa création relève de la décision du CNRS et de ses partenaires français et étrangers. Elle doit s’effectuer auprès du Chargé de Mission International (CMI) de l’Institut du CNRS concerné.

Il y a actuellement 5 GDRI au Canada :

  • Exposition aux contaminants chimiques et effets écotoxicologiques le long du continuum milieu continental-milieu côtier (EXECO) à Montréal
  • Knowledge Interactions Decisions (KID) à Montréal
  • Dynamique de la biodiversité et traits d’histoire de vie à Sherbrooke
  • Oeuvres, Publics et Société (OPUS2) à l’UQAM, Montréal
  • Nano- and Micro-systems (NAMIS) à Polytechnique Montréal


Projet International de Coopération Scientifique - PICS

Le PICS est un projet scientifique établi et présenté conjointement par deux équipes de recherche, l’une au CNRS et l’autre à l’étranger. D’une durée de 3 ans non renouvelable, il vise à consolider et formaliser une coopération suivie avec un partenaire étranger ayant déjà donné lieu à une ou plusieurs publications communes. Un PICS permet à une équipe d’un laboratoire affilié au CNRS (UPR/UMR) de recevoir des crédits complémentaires pour le financement de missions, d’organisation de séminaires et de réunions de travail.

Comment soumettre un projet ?

Les chercheurs et enseignants-chercheurs des unités affiliées au CNRS (UPR/UMR) désirant proposer un PICS doivent déposer via l’application CoopIntEer leur Pré-projet (pré-PICS) avant le 2 avril.

Ce pré-PICS consiste en un résumé du projet scientifique (rubriques « Résumés » et « Projet scientifique » dans l’application CoopIntEer) ainsi que la liste des co-publications avec les partenaire(s) étranger(s) (rubrique « Résultats/Publications » dans l’application CoopIntEer).

On peut actuellement recenser 9 PICS à travers le Canada.


Mise à jour le 5 mars 2013

Dernière modification : 05/03/2013

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