Série de conférences avec Daniel Cefaï [en]

Daniel Cefaï est directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris et chercheur à l’Institut Marcel Mauss-Centre d’études des mouvements sociaux à l’EHESS-Paris. Ses domaines de recherche portent sur la sociologie des mobilisations collectives et des problèmes publics, les méthodes d’enquête de terrain et l’histoire des sciences sociales aux Etats-Unis, en particulier à Chicago.

Il a publié récemment L’Urgence sociale en action. Ethnographie du Samusocial de Paris, Paris La Découverte, 2011 (avec Edouard Gardella) et coédité L’Engagement ethnographique, Paris, Editions de l’EHESS, 2010, Du civil au politique. Ethnographies du vivre-ensemble, Bruxelles, Peter Lang, 2011 (avec Mathieu Berger et Carole Gayet-Viaud), L’Expérience des problèmes publics, Paris, Editions de l’EHESS, 2012 (avec Cédric Terzi) et Goffman et l’ordre de l’interaction, Paris, PUF/CURAPP-CEMS, 2013 (avec Laurent Perreau).

Conférence « L’expérience des problèmes publics », le 4 avril


Conférence «  L’expérience des problèmes publics  »
4 avril, 16h30-18h

Université d’Ottawa Faculté des sciences sociales / salle 4006


Cette conférence vise à présenter une approche pragmatiste de sociologie des problèmes publics, inspirée du classique de John Dewey, Le public et ses problèmes (1927, trad. fr. Paris, Folio-Gallimard, 2010).

Elle part de l’émergence de troubles qui conduit à engager des enquêtes en vue de définir et de maîtriser une situation problématique – ces enquêtes allant de pair avec des procès d’association, de coopération et de communication qui font émerger ces collectifs singuliers que sont les publics.

Une bonne partie de cette dynamique relève de la constitution d’une expérience publique moyennant laquelle un problème est nommé, identifié, expliqué par l’attribution de responsabilités causales et qualifié par l’imputation de responsabilités morales, légales et politiques (Gusfield). Et cette expérience publique a des conséquences sur la façon dont nous nous rapportons, dans nos expériences personnelles, aux situations que nous vivons.

Une autre perspective sera mobilisée, celle de la micropolitique du trouble (Emerson et Messinger), pour rendre compte de la médiation d’experts ou d’institutions dans la résolution des problèmes publics, et réfléchir sur leur pouvoir d’appropriation et de contrôle, au revers de leur compétence légitime à intervenir. Cette présentation est liée au volume L’Expérience des problèmes publics (coédité avec Cédric Terzi à à Paris, Editions de l’EHESS, 2012).

Conférence « Qu’est-ce que l’ethnographie ? Débats contemporains », le 5 avril


Conférence « Qu’est-ce que l’ethnographie ? Débats contemporains »
5 avril, 10h30-12h

Université d’Ottawa, Faculté des sciences sociales / salle 4006


Cette conférence vise simplement à donner quelques repères sur les débats autour de l’enquête ethnographique. Il s’agira de définir ce que nous entendons par ethnographie – et son moment d’observation directe, de première main-, d’insister sur la dimension d’expérience incarnée et réflexive de l’enquêteur et sur son alignement sur les catégories auxquelles recourent les enquêtés pour faire sens de leurs contextes de vie.

Par ailleurs, des éléments de discussion seront avancés sur la combinaison de chaînes d’écriture dans le texte ethnographique – de la prise de notes sur le terrain à la rédaction ultime -, sur la possibilité de rendre compte, depuis l’ordre de l’interaction, ici et maintenant, de structures sociales et de processus historiques et enfin, sur la possibilité d’extrapoler des conclusions théoriques à partir d’études de cas.

Cette présentation est le « vade-mecum » de l’ouvrage L’Engagement ethnographique (paru à Paris, Editions de l’EHESS, 2010).

Dernière modification : 26/03/2013

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