Le 8 mars 2011 marque dans de nombreuses régions du monde le 100e anniversaire de la Journée internationale de la femme.
C’est aussi la première Journée internationale de la femme pour ONU femmes, la nouvelle entité créée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 2 Juillet 2010.

Journée internationale des droits des femmes (8 mars 2011)
La journée internationale des droits des femmes est marquée cette année par les transitions démocratiques que connaissent notamment la Tunisie et l’Egypte. La France salue le rôle que les femmes ont joué dans les événements qui ont permis ces transitions et appelle de ses vœux une pleine participation des femmes dans les processus politiques en cours.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a reconnu le caractère indispensable de la pleine participation des femmes, à égalité, dans les processus de stabilisation des pays en crise. Pour sa part, la France a adopté fin 2010 un plan d’action national qui permettra d’accélérer la mise en œuvre des résolutions "femmes, paix et sécurité" tant au niveau national que dans le cadre de notre action extérieure.
La revendication par les femmes de leurs droits - civils, politiques, économiques, sociaux, culturels - est un phénomène qui a pris un essor particulier il y a une centaine d’années, en Europe et aux Etats-Unis. Ainsi, certains en tirent des arguments pour réduire cette aspiration à un phénomène purement occidental alors que la revendication de la dignité humaine et de l’égalité est universelle.
C’est d’ailleurs le message que nous adressent les Tunisiennes et les Égyptiennes. Qu’au-delà des spécificités de chaque société, de chaque culture, l’inégalité et l’oppression n’ont pas d’autres fondements que la force de l’habitude ou la force tout court. Les droits de l’Homme sont une conquête collective, dans laquelle la France continue de jouer un rôle essentiel. Rappelons-nous aujourd’hui et pas seulement aujourd’hui, qu’il n’y a pas de droits de l’Homme sans droits des femmes.
C’est pour répondre à ces enjeux que la France soutient de nombreuses initiatives en faveur des droits des femmes et de la lutte contre les violences. Nous signerons également en mai prochain une convention dans le cadre du Conseil de l’Europe pour nous donner de nouveaux moyens lutter contre les violences, y compris en luttant contre les mariages forcés.
Le ministère des Affaires étrangères et européennes soutient de nombreuses initiatives en faveur de l’autonomisation économique, de l’éducation, de la scolarisation des filles, et de l’accès à la santé des femmes et des filles et s’est engagé lors du dernier G8 de Muskoka en faveur de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile à hauteur de 500 millions d’euros sur cinq ans.
La création d’ONUFEMMES, et la nomination à sa tête de l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, représente une réelle opportunité de renforcer nos efforts collectifs en faveur l’amélioration des droits des femmes dans le monde et la lutte contre les formes de discriminations et de violences faites aux femmes qui sont également des enjeux majeur du développement.
Les premières femmes à avoir intégré un gouvernement dans l’histoire de la République française sont Cécile Brunschvicg, Irène Joliot-Curie et Suzanne Lacore en 1936 sous la IIIème République. Il s’agissait du premier gouvernement de Léon Blum. Elles étaient respectivement sous Secrétaire d’Etat à l’Education nationale, sous Secrétaire d’Etat à l’Education nationale chargée de la recherche scientifique et Sous Secrétaire d’Etat à la Santé publique chargée de la protection de l’enfance. Le Président de la République était alors Albert Lebrun.
Il faut attendre la IVème République pour voir une ministre femme entrer dans un gouvernement. Il s’agit de Germaine Poinso-Chapuis qui occupa les fonctions de Ministre de la Santé publique et de la population dans le gouvernement de Robert Schuman, Président du Conseil, de novembre 1947 à juillet 1948. Le Président de la République était alors Vincent Auriol.
Sous la Vème République, Nafissa Sid Cara est nommée Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des questions sociales en Algérie et de l’évolution du statut personnel de droit musulman, du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962 sous la Présidence de Charles de Gaulle et dans le gouvernement de Michel Debré. Marie-Madeleine Dienesch est nommée Secrétaire d’État à l’Éducation nationale le 31 mai 1968 dans le gouvernement de Georges Pompidou sous la Présidence de Charles de Gaulle.
Simone Veil, nommée Ministre de la Santé sous la Présidence de Valéry Giscard d’Estaing et dans le gouvernement de Jacques Chirac devient, en 1974, la première femme dela Cinquième République a exercer des fonctions ministérielles à part entière.
Edith Cresson est la première femme à avoir occupé les fonctions de Premier ministre dans toute l’histoire de la République française. Sous la Présidence de François Mitterrand elle succède à Michel Rocard en mai 1991. Elle est remplacée en avril 1992 par Pierre Bérégovoy.
Elisabeth Guigou est la première Garde des sceaux, Ministre de la Justice dans l’histoire de la République française et, de fait, la première femme à occuper des fonctions régaliennes. Elle a occupé ces fonctions de juin 1997 à octobre 2000 sous la Présidence de Jacques Chirac et dans le Gouvernement de Lionel Jopsin.
La nomination de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Défense en 2002 est également une date importante. Elle est en effet la première Ministre de la Défense. Elle a occupé ces fonctions jusqu’en 2007 (2002-2004, 2004-2005, 2005-2007) sous la Présidence de Jacques Chirac et dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin.
Michèle Alliot-Marie a accédé également à un autre ministère régalien, en tant que première femme : il s’agit du ministère de l’Intérieur de mai 2007 à juin 2009.
En France en 2007, selon l’Insee, les femmes touchent en moyenne un salaire inférieur de 19,1 % à celui de leurs collègues masculins. Les postes à temps partiel sont occupés à 82 % par des salariées. Dans la fonction publique d’Etat, 80 % des postes de direction sont occupés par des hommes.
Sur le plan politique, d’après les chiffres de l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, on compte 18,5 % de députées (2007) et 21,9 % de sénatrices (2008).
"Les tâches ménagères sont toujours inégalement réparties au sein du couple : les femmes effectuent seules 80 % des tâches domestiques", indique l’Observatoire de la parité.
En matière d’éducation, les filles sont plus diplômées que les garçons mais restent concentrées dans certaines filières. Ainsi, elles ne représentent que 25 % des effectifs en écoles d’ingénieurs.
Statistique Canada dresse le portrait homme-femme au Canada. Salaire, emploi, etc. Lire
Pour en savoir plus
Journée Internationale de la Femme sur le site de l’Élysée
Journée Internationale de la Femme sur le site du ministère des Affaires étrangères