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Séminaire de formation (17-12-09)

Intervention de l’ambassadeur de France au Canada,
Monsieur François Delattre, à l’occasion
du Séminaire de formation sur le Cadre européen commun de référence pour les langues.


Ottawa, Hampton Inn Conference Centre, le 17 décembre 2009



Mesdames et Messieurs les chefs de départements de langue,
Mesdames et Messieurs les conseillers pédagogiques,
Mesdames et Messieurs les enseignants,

C’est un grand plaisir pour notre Conseiller culturel Olivier Boasson, pour notre Attaché de coopération éducative Etienne Manuard et pour moi de partager ce moment avec vous. Et je suis très heureux d’ouvrir la présentation spéciale de ce matin.

Permettez-moi de remercier en particulier le conseil scolaire d’Ottawa-Carleton pour son engagement très actif en faveur de l’apprentissage des langues, qui constituera le cœur de ma modeste introduction à vos travaux.

Mesdames, Messieurs, le Cadre européen commun de référence pour les langues est un instrument issu des travaux du Conseil de l’Europe.

Fondé au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le Conseil de l’Europe a cherché à tirer les enseignements de la guerre, des raisons qui avaient rendu possible cette terrible tragédie. Il s’est ainsi donné comme objectifs en particulier de développer la conscience de la diversité culturelle et de promouvoir le plurilinguisme.

Le Conseil de l’Europe dépasse très largement les frontières de l’Union européenne puisqu’il rassemble des pays membres et observateurs qui vont du Japon à l’Amérique du Nord, en passant par la Fédération de Russie, l’Ukraine, la Turquie et le Moyen Orient. Le Canada est membre observateur à la fois à l’assemblée parlementaire et à la commission des ministres du Conseil de l’Europe.

Dans le contexte que je viens de rappeler brièvement, le Cadre commun de référence pour les langues est le fruit d’une aventure intellectuelle internationale sans précédent, qui a rassemblé des chercheurs, linguistes, didacticiens du monde entier, parmi lesquels un certain nombre d’experts canadiens.

Plusieurs des concepts éducatifs qui ont inspiré le Cadre commun de référence, comme l’évaluation positive, ont été développés d’abord en Amérique du Nord, et en particulier ici au Canada. Ce Cadre commun est donc issu d’une coopération internationale exemplaire.

Ses objectifs sont précisément définis : former des citoyens ouverts à l’interculturel, promouvoir le plurilinguisme, accroître la compréhension mutuelle, faciliter la mobilité éducative et professionnelle, et permettre à chacun de faire valoir ses compétences linguistiques de façon claire au niveau international, quelle que soit sa langue.

Partout où il a été adopté, le Cadre commun de référence a permis de faire progresser de façon incontestable l’enseignement des langues.

Il est aujourd’hui en cours d’appropriation au Canada. Le Conseil des ministres de l’éducation du Canada (CMEC) en recommande l’utilisation. L’Association canadienne des professeurs de langue seconde en fait une promotion active. Le Conseil atlantique des ministres de l’éducation et de la formation (Camef) l’a adopté pour la refonte de ses programmes pour les quatre Provinces Atlantiques.

Le Cadre commun de référence ne permet pas seulement de concevoir des programmes scolaires, il permet aussi de juger de leur efficacité en évaluant les étudiants de français langue seconde en leur offrant d’être candidats aux épreuves du Delf (le diplôme d’étude en langue française) et du Dalf (le diplôme approfondi en langue française).

Ces deux certifications de langue française sont conçues par le Centre international d’études pédagogiques (Ciep) et sont alignées depuis 2005 sur le Cadre commun de référence. Elles sont internationalement reconnues.

Partout où ces deux certifications ont été adoptées - et c’est le cas incontestablement au Canada - on a assisté à un renforcement de la motivation des étudiants de français, à une diminution du taux d’abandon du français et à une amélioration de la qualité des performances linguistiques des apprenants.

Il s’agit donc bien d’instruments qui ont fait leurs preuves et qui sont à même je crois d’apporter une vraie contribution au projet de société bilingue que porte le Canada.

Voilà, chers amis, le message que je souhaitais vous adresser aujourd’hui, qui est d’abord un message d’amitié et d’encouragement.

Je vous renouvelle mes chaleureux remerciements pour votre engagement en faveur de l’enseignement de la langue française –en y associant notre ami Alain Vals, le directeur de l’Alliance Française d’Ottawa- et vous souhaite une excellente formation. Je cède à présent la parole à l’Attaché de coopération éducative de l’ambassade, M. Etienne Manuard, qui va nous présenter celle qui va animer votre formation pendant ces deux jours.


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